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Quels seront les effets de l’agrandissement du pipeline Trans Mountain sur le paysage?


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L’agrandissement de Trans Mountain a été conçu pour minimiser l’incidence du pipeline sur le paysage canadien en décuplant les infrastructures qui sont en place depuis 65 ans. [0:49]

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L’agrandissement du pipeline Trans Mountain


Construit en 1953, le pipeline Trans Mountain part de la région d’Edmonton pour se diriger vers les montagnes à l’est, traverse le parc national de Jasper, bifurque vers le sud en direction de Kamloops, en Colombie-Britannique, avant d’atteindre la côte ouest canadienne à Burnaby. Au fil des années, le pipeline existant a fait l’objet de plusieurs agrandissements et a été amélioré au moyen de nouvelles technologies de sécurité.

Le projet d’agrandissement actuel ajoute une seconde canalisation, plus large, qui suivra le parcours du pipeline actuel sur 73 % du tracé, tandis que 16 % longeront des couloirs de services publics tels que des autoroutes et des lignes électriques. Les 11 % restants emprunteront un tracé inédit, en particulier pour tenir compte des nouvelles zones urbaines qui ont vu le jour le long du tracé original au cours des 60 dernières années. Du fait qu’il s’agit d’une canalisation souterraine, la plupart des gens en ignorent l’existence.

La sélection du tracé du projet d’agrandissement


Pour atteindre la côte, le pipeline Trans Mountain actuel et son futur agrandissement doivent traverser toutes sortes de zones urbaines, rurales et éloignées. Cependant, la planification du couloir réservé au pipeline a privilégié la sécurité des propriétaires fonciers, de l’environnement et des collectivités. Dans le but d’optimiser l’efficacité du parcours et de minimiser son incidence, le choix du tracé d’agrandissement proposé a été guidé par trois aspects fondamentaux :

  1. L’aménagement du territoire par les collectivités, notamment les habitations, les entreprises, les lieux de loisirs et les parcs;
  2. Les zones écosensibles, notamment les franchissements de cours d’eau et les milieux humides, ainsi que la faune;
  3. Les facteurs liés à l’ingénierie, notamment la sécurité du public et des travailleurs, les contraintes techniques, les conditions géotechniques, la longueur du pipeline et le nombre de routes et de conduites de services publics à franchir.

Obtenir l’appui et les autorisations nécessaires pour déterminer un tracé exige une consultation exhaustive auprès des collectivités locales. Ce processus aide à cerner les préoccupations et les enjeux ainsi qu’à suggérer des améliorations, ce qui peut contribuer à modifier et à perfectionner le tracé.

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Le processus de consultation


Community consultation

Au Canada, les pipelines, de même que l’exploitation et le commerce de l’énergie, sont réglementés par l’Office national de l’énergie (ONE). Avant de prendre une décision ou de formuler une recommandation dans l’intérêt du public, comme dans le cas de l’agrandissement du pipeline Trans Mountain, l’ONE tient compte des facteurs économiques, environnementaux et sociaux qui entrent en jeu pendant tout le cycle de vie d’un pipeline. En évaluant l’ensemble des éléments de preuve à la lumière de ces facteurs, l’ONE fait valoir les préoccupations et les intérêts changeants de la population canadienne dans l’optique d’un avenir énergétique durable pour notre pays.

Afin d’évaluer le projet et avant de le soumettre à 157 conditions, l’Office national de l’énergie a entrepris un premier processus d’examen de 686 jours qui a consisté à...

  • étudier les 15 000 pages de la demande originale;
  • traiter 17 000 demandes d’information de la part de 400 intervenants;
  • prendre connaissance de 378 lettres de commentaires envoyées par 1 600 participants, parmi lesquels des peuples autochtones, des entreprises, des collectivités, des propriétaires fonciers, des particuliers, ainsi que des organismes gouvernementaux et non gouvernementaux.

Suivant la recommandation de l’ONE, le gouvernement du Canada a entrepris de plus amples consultations afin d’obtenir le point de vue de membres de la population situés le long du tracé et que l’examen de l’ONE n’avait peut-être pas pris en compte, ce qui a débouché sur...

  • des consultations auprès de 117 groupes autochtones potentiellement touchés
  • 44 rencontres publiques en Alberta et en Colombie-Britannique
  • plus de 20 000 courriels
  • plus de 35 000 réponses à un questionnaire en ligne

Outre les consultations fédérales requises, Kinder Morgan (l’entreprise qui a initialement proposé le pipeline Trans Mountain) a entrepris une consultation publique de cinq ans auprès des collectivités, des groupes autochtones, des propriétaires fonciers et d’autres intervenants. Ce processus a débuté lors de l’annonce du projet en mai 2012 et s’est poursuivi jusqu’en novembre 2017.

Conformément à la décision de la Cour d’appel fédérale, le gouvernement fédéral travaille à l’élaboration d’un plan dans le but de tenir de nouvelles consultations pertinentes auprès des collectivités autochtones.

Départ du pipeline


Terminal d’Edmonton (Alberta)

Le terminal d’Edmonton se trouve dans une zone industrielle située dans l’extrémité est de la ville. Ce secteur comporte de nombreux points d’accès ferroviaires et autoroutiers, plusieurs raffineries pétrolières, d’autres terminaux gaziers et pétroliers, ainsi qu’une variété d’autres industries lourdes.

Vingt conduites d’alimentation provenant de toute l’Alberta et chargées de divers produits pétroliers convergent au terminal de Trans Mountain. Le pipeline est capable de transporter des produits raffinés tels que l’essence, le diesel et le carburéacteur, des pétroles bruts synthétiques, des pétroles bruts légers, ainsi que des pétroles lourds comme le bitume dilué. En tout, 35 réservoirs de stockage permettent d’entreposer 8 millions de barils en transit vers leur destination. Un agrandissement récent prévoit d’ajouter 4 nouveaux réservoirs, faisant ainsi passer la capacité du site à 9 millions de barils.

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Arrivée du pipeline


Terminal maritime Westridge (Colombie-Britannique)

Construit en 1957, le terminal maritime Westridge se trouve dans la ville de Burnaby, qui appartient à la zone métropolitaine et portuaire effervescente de la grande région de Vancouver. Le parc industriel de Burnaby, situé sur le littoral, accueille également la raffinerie pétrolière Parkland, qui transforme le brut acheminé par Trans Mountain en carburants automobiles et autres produits destinés au marché vancouvérois.

Le terminal a été conçu pour entretenir des pétroliers de type Aframax. Long de 245 mètres, ce navire est le deuxième plus petit des cinq classes internationales de pétroliers. Il continuera d’en être ainsi après l’agrandissement du pipeline, étant donné que le port de Vancouver ne peut pas accueillir les trois plus grandes classes de pétroliers. Ce qui changera, c’est l’aménagement d’un nouvel ensemble de quais capable de charger trois pétroliers Aframax, tout en abritant des remorqueurs et d’autres navires de sécurité et d’intervention d’urgence.

L’équipe chargée du projet Trans Mountain a collaboré étroitement avec l’Administration portuaire Vancouver Fraser, l’Administration de pilotage du Pacifique et l’organisme British Columbia Coast Pilots pour décider de la disposition des quais souhaitée, tout en tenant compte des commentaires émis par la ville de Burnaby et recueillis lors des discussions avec la communauté. Une vingtaine de dispositions différentes ont été étudiées dans le cadre du processus de planification. L’emplacement du terminal maritime Westridge et des autres installations adjacentes appartenant à Trans Mountain font en sorte que la ville de Burnaby recevra plus de 250 millions de dollars en impôts fonciers au cours des deux prochaines décennies.

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A letter from Rachel Notley

Des membres de la population canadienne racontent leur histoire