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Un pétrolier par jour


C’est à Vancouver que l’on retrouve le port le plus achalandé du Canada, qui bourdonne d’activités commerciales et récréatives. Chaque mois, des milliers de liaisons par traversier se font entre le continent et l’île de Vancouver, des milliers de bateaux de plaisance et de pêche naviguent dans la baie et quelque 250 navires de transport commercial entrent au port de Vancouver et en sortent. Une fois l’agrandissement du pipeline Trans Mountain terminé et en activité, 34 de ces navires commerciaux seront des pétroliers, ce qui représente environ un pétrolier par jour.

Communiquer les faits


Que représente l’agrandissement du pipeline Trans Mountain pour le trafic maritime?


What does the Trans Mountain pipeline expansion mean for marine traffic?
Sur une soixantaine d’années d’opérations dans le port de Vancouver, le terminal de Trans Mountain n’a jamais connu de déversement. L’ajout des mesures prévues accroîtra le niveau de sécurité au-delà des normes d’expédition mondiales, déjà élevées. [1:37]

Mesures de sécurité


Qu’il s’agisse d’un traversier, d’un bateau de plaisance ou d’un pétrolier, à peu près tous les navires ont à leur bord une certaine quantité de produits pétroliers. Et tous les navires motorisés créent une forme de bruit sous-marin qui peut perturber la vie aquatique. Voilà ce qui explique l’existence de mesures de réglementation et de sécurité appliquées par différents organismes gouvernementaux. Ces mesures veillent à ce que les incidences nuisibles éventuelles sur le milieu marin entraînées par tout type de navire soient minimisées. Elles contribuent aussi à expliquer pourquoi pas un seul déversement découlant des opérations maritimes ne s’est produit au cours de la soixantaine d’années où Trans Mountain a procédé au chargement du pétrole dans les pétroliers.

Transports Canada, Pêches et Océans Canada, la Garde côtière canadienne, l’Administration de pilotage du Pacifique et le port de Vancouver sont les organismes gouvernementaux chargés d’établir, de mettre en œuvre et de surveiller les règlements et les pratiques applicables aux pétroliers. La réglementation des transports maritimes du gouvernement fédéral veille à ce que les navires se déplacent conformément aux principes de sécurité sur l’eau, tandis que la préparation et l’intervention en cas de déversement se déroulent en fonction des différents règlements, plans et initiatives. Aux termes du Plan de protection des océans, le gouvernement fédéral investira 1,5 milliard de dollars sur cinq ans dans la protection du littoral pour renforcer la capacité du gouvernement à prévenir les incidents maritimes et à améliorer les interventions connexes.

Tugboats protect the Burrard Inlet

Bonnes pratiques de pilotage et de navigation


Les bonnes pratiques de pilotage et de navigation sont essentielles pour prévenir les déversements de pétrole et les dommages causés au milieu biologique marin. Étant donné que les navires sont tenus responsables de tout pétrole déversé, leurs pilotes et membres d’équipage ont tout intérêt à bien manœuvrer leur navire et à les entretenir comme il se doit. Les pilotes et les membres d’équipage doivent être formés et certifiés conformément aux exigences de l’Organisation maritime internationale. Ils doivent signaler leur itinéraire, leur cargaison, les défaillances possibles de leur navire et d’autres renseignements à la Garde côtière canadienne dans les 24 heures précédant l’entrée dans une zone de trafic maritime. Ils ne peuvent pas pénétrer dans une zone avant d’avoir obtenu une autorisation de passage, et ils sont surveillés au moment d’entrer et de procéder aux opérations dans la zone, et de la quitter. 

Pour protéger la population d’orques résidents du Sud contre le bruit sous-marin, les navires sont déroutés ou ils doivent réduire leur vitesse lors de périodes de fort trafic ou dans les zones très sensibles. À titre d’exemple, le Projet-pilote de ralentissement des navires dans le détroit de Haro exigeait que tous les navires commerciaux transitant par le détroit de Haro ralentissent à une vitesse de 11 nœuds, soit environ 20 km/heure. Par ailleurs, le Programme d’amélioration de l’habitat et de l’observation des cétacés prévoit un certain nombre d’initiatives semblables axées sur la réduction du bruit sous-marin. 

Killer whale leaps in Vancouver Harbour
Harbour walkway in Vancouver's Stanley Park

Bons navires et maintenance appropriée


Les pétroliers doivent respecter les normes strictes en matière de construction, d’équipage, de maintenance et d'exploitation établies par l’Organisation maritime internationale et la Loi sur la marine marchande du Canada de 2001. Transports Canada est autorisé à procéder à des inspections des navires pour assurer la conformité aux normes de qualité et il interdit aussi aux navires étrangers qui ne respectent pas les normes de sécurité et les exigences réglementaires de naviguer dans les eaux canadiennes. Tout navire qui reçoit une cargaison de pétrole au terminal Westridge doit aussi faire l’objet d’un examen préalable par Trans Mountain pour assurer en outre un contrôle de la qualité. 

Les mesures de maintenance obligatoires, comme nettoyer l’hélice et garantir une surface de coque lisse sous l’eau, réduisent le bruit sous-marin qui pourrait nuire à la capacité des baleines de naviguer ou de chasser. D’autres lignes directrices établies fournissent des conseils pour concevoir des navires plus silencieux et réduire le bruit des navires existants.

Canadian search and rescue helicopter in Vancouver Harbour

Planification préalable


La prévention représente le meilleur moyen de veiller à un milieu marin sûr et durable, mais les gouvernements, les entreprises, les installations et les navires individuels maintiennent une capacité d’intervention qui leur permet d’agir dans le cas peu probable d’un déversement et de minimiser l’incidence sur le milieu marin. Beaucoup de plans existent, chacun portant sur les différents aspects du chargement des pétroliers et de l’expédition, comme le pipeline Trans Mountain en soi, les terminaux intérieurs et les parcs de stockage, le terminal portuaire Westride et Puget Sound. Les pétroliers doivent avoir conclu une entente d’intervention en cas de déversement avec Western Canada Marine Response Corporation (WCMRC) avant d’entrer dans le port de Vancouver. Dans l’éventualité d’un déversement, plusieurs organismes collaborent pour réduire l’incidence possible.

Améliorer l’ensemble de la circulation maritime


Dans le cadre de son examen et de sa recommandation visant à approuver le projet d’agrandissement du pipeline Trans Mountain, l’Office national de l’énergie a imposé 156 conditions et émis 16 recommandations en vue de prévenir toute conséquence éventuelle liée à l’augmentation du transport maritime.

Le port de Vancouver et la mer des Salish sont des eaux fréquentées par de nombreux navires commerciaux. Ces conditions et ces recommandations, tout comme les autres mesures de sécurité et d’intervention en cas de déversement associées au projet d’agrandissement de Trans Mountain, profiteront à l’ensemble de la circulation maritime dans la région.

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