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L’Alberta et le Canada répondent à la demande de Kinder Morgan


Le projet d’agrandissement Trans Mountain a été approuvé à la suite d’examens réglementaires et environnementaux approfondis.

Le gouvernement de la Colombie-Britannique a néanmoins adopté différentes tactiques pour retarder le projet. Les gestes posés ont suscité de la frustration pour Kinder Morgan, l’ex-propriétaire de Trans Mountain.

Le 8 avril 2018, Kinder Morgan a annoncé la suspension de tous les travaux non essentiels et dépenses connexes relatifs à l’agrandissement du pipeline. L’entreprise voulait obtenir l’assurance d’ici le 31 mai que, malgré les efforts continus déployés par le gouvernement de la Colombie-Britannique pour retarder et contester le projet, des mesures seraient prises pour assurer la construction du pipeline jusqu’à la côte canadienne.

En réponse à l’annonce de Kinder Morgan, le gouvernement de l’Alberta a rassuré publiquement la population canadienne en indiquant qu’il prendrait toutes les mesures nécessaires pour assurer l’achèvement du projet, même si cela signifiait d’acheter carrément le projet. La population albertaine et son gouvernement ont entrepris une campagne pour faire pression sur le gouvernement fédéral afin d’exercer sa compétence et de relever les défis auxquels le projet de pipeline était confronté. Les gouvernements fédéral et albertain ont convenu que les progrès environnementaux et le développement économique vont de pair, et que le projet est dans l’intérêt national de l’ensemble de la population canadienne.

L’Alberta a proposé de faire partie de la solution du gouvernement fédéral pour autant que trois conditions soient respectées :

  1. Les travaux de construction en vue de l’agrandissement du pipeline recommenceraient immédiatement.
  2. Elle recevrait l’assurance que le projet irait de l’avant.
  3. La population albertaine obtiendrait une valeur pour tout investissement effectué.
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A letter from Rachel Notley

Le Canada achète le pipeline de Kinder Morgan


Le 29 mai 2018, le gouvernement fédéral a conclu un accord de principe avec Kinder Morgan visant l’achat du projet d’agrandissement du pipeline Trans Mountain, le pipeline Trans Mountain actuel et les biens connexes pour une somme de 4,5 milliards de dollars. Cette décision respecte les trois conditions de l’Alberta et signifie que la population canadienne se rapproche encore un peu plus de l’objectif d’agrandissement du pipeline. Le 31 août 2018, le conseil d’administration de Kinder Morgan a approuvé la vente.

La propriété fédérale aide à éliminer des obstacles


Canadian flag

La construction d’un pipeline appartenant au gouvernement fédéral est plus susceptible de voir le jour qu’un pipeline exploité par une entreprise privée. Deux raisons l’expliquent.

Premièrement, la relation juridique qu’entretient le gouvernement fédéral avec la province de la Colombie-Britannique est fort différente de celle qu’a une entreprise privée. Les tactiques que pourrait employer le gouvernement de la Colombie-Britannique pour dissuader une entreprise privée ne fonctionneraient pas pour le gouvernement fédéral. Le gouvernement du Canada dispose d’immunités particulières et n’est pas touché par les lois provinciales que le gouvernement de la Colombie-Britannique a menacé d’utiliser pour retarder le projet.

Deuxièmement, le contexte économique est différent pour le gouvernement fédéral. Kinder Morgan devait gérer les préoccupations des actionnaires quant à déterminer si ce projet fournirait ou non le meilleur rendement financier pour leur investissement. Le gouvernement fédéral pourra obtenir un rendement pour ce projet de quatre façons :

  1. Les profits générés à la fois par le nouveau pipeline et le pipeline actuel.
  2. Les recettes publiques générées par l’agrandissement (de l’ordre de 46,7 milliards de dollars au cours des 20 prochaines années).
  3. L’activité économique générée par ce projet d’un océan à l’autre.
  4. La confiance qu’ont les investisseurs envers le Canada comme endroit où faire des affaires, comme en témoigne cette garantie que les projets approuvés par le gouvernement fédéral seront construits.

L’agrandissement du pipeline Trans Mountain est dans l’intérêt national, comme l’illustre la participation directe des gouvernements fédéral et albertain. Le coût initial du pipeline ne représente qu’une petite fraction de ce que le gouvernement fédéral a dépensé pour d’autres initiatives économiques, comme le sauvetage du secteur de l’automobile à hauteur de 9 milliards de dollars en 2009.

Respect des accords antérieurs

Les accords antérieurs signés avec les collectivités qui longent le tracé du pipeline demeurent valables.

Le pipeline Trans Mountain aidera les collectivités d’un océan à l’autre. Les accords qui ont été signés avec des groupes autochtones et communautaires ne seront pas touchés par l’annonce du gouvernement fédéral visant l’achat du pipeline.

National pipeline-portrait

Investissement de l’Alberta dans Trans Mountain


L’Alberta affectera une somme pouvant aller jusqu’à 2 milliards de dollars au projet comme filet de sécurité d’urgence, qui ne sera pas versée avant que le pétrole s’écoule. Si cet investissement est nécessaire, la contribution de l’Alberta sera transformée en fonds propres, optimisant le rendement du capital investi pour la population albertaine.

Autrement dit, l’Alberta est disposée à acheter une entreprise jusqu’à concurrence de 2 milliards de dollars, mais la province ne doit payer cet achat que lorsque l’entreprise est en mesure de faire un profit.

Tandis que cela pourrait sembler une bonne affaire pour tout investisseur, les retombées pour l’Alberta sont plus importantes que le rendement de leur investissement dans le pipeline, permettant d’attirer des investissements en Alberta et d’obtenir des prix plus élevés et plus justes pour les ressources énergétiques de l’Alberta.

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Le gouvernement appuie des projets clés qui profitent à l’ensemble de la population canadienne


Les gouvernements en Alberta et au Canada sont reconnus pour aider à mener à bien de grands projets pour bâtir le pays.

  • Dans les années 1970, l’Alberta ne pouvait accéder à ses sables bitumineux que par des puits à ciel ouvert. À l’époque, personne n’utilisait la vapeur. Le premier ministre Peter Lougheed a créé une société d’État appelée le Bureau de recherche et de technologie des sables bitumineux de l’Alberta. Cette société a inventé la technologie de drainage par gravité au moyen de vapeur (DGMV), qui est désormais courante dans le secteur des sables bitumineux et qui nous permet d’extraire le pétrole souterrain sans exploitation à ciel ouvert.
  • Syncrude est un autre exemple de gouvernements contribuant à bâtir notre secteur énergétique, ayant généré des milliards de dollars en impôts et redevances. Mais ce projet n’aurait jamais vu le jour sans l’investissement du public.
  • Il en va de même pour Hibernia sur la Côte atlantique. Pour entreprendre le forage pétrolier en haute mer, un investissement fédéral était nécessaire. Une telle activité génère un profit chaque année.

De nos jours, il est courant pour le secteur privé d’investir dans les sables bitumineux ou le forage en haute mer. Ce qui n’est pas courant, c’est de construire des pipelines jusqu’aux côtes canadiennes, du jamais-vu en près de 70 ans. C’est une longue période. Par conséquent, tout comme le secteur public a permis l’extraction pétrolière à la vapeur et l’exploration pétrolière en haute mer, les gouvernements du Canada et de l’Alberta feront en sorte que ce projet de pipeline aille de l’avant.

Le projet d’agrandissement du pipeline Trans Mountain permettra de soutenir des dizaines de milliers d’emplois, de produire des retombées de plusieurs milliards de dollars pour nos villes et nos villages, et de montrer au monde entier que lorsque le Canada prend une décision, il la défend.

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